Coupe de France de Robotique 2018 : commençons par la présentation du thème !

On ne pouvait pas rester insensibles au fait que l’on restait silencieux sur la Coupe de France de Robotique et nos travaux. Nous allons donc arranger ça en commençant par la présentation du thème de cette année, avec notre interprétation du règlement. On donnera même des informations sur nos objectifs et nos avancées. Et si tout va bien, on pourra continuer notre travail tout en continuant à donner des informations ici, sur d’autres articles du site.

Pour rappel, le règlement est tiré du site internet officiel de la Coupe de France de Robotique 2018.

Plan

video reglement erratum

Ainsi donc cette année, après être revenu d’un voyage sur la Lune pour préparer la colonisation de Mars, nous revenons sur Terre pour œuvrer à la création d’un nouveau type de ville, plus à même de préserver les ressources et l’environnement.

C’est ainsi que l’on est amené à se recentrer sur des notions comme le traitement de l’eau,  la pollinisation des fleurs (par les abeilles), la construction intelligente de logements et la domotique dans la continuité de cette intelligence.

Ces notions ont été traduites en épreuves à passer sur un terrain spécialement conçu pour l’occasion :

Rassurez vous, on va décrire tout de suite la légende de cette image, pour comprendre tous ces numéros !

  1. Aires de départ (cette année, les couleurs, c’est du Vert et du Orange 😉 ça désignera une équipe et son adversaire)
  2. Supports de balises fixes (comme chaque année, de quoi fixer des balises selon l’usage qu’en font les équipes)
  3. Châteaux d’eau (un indice, on devra y mettre de « l’eau »)
  4. Zones de construction (pour la fameuse construction des logements 😉 )
  5. Interrupteurs (pour mettre en route la domotique)
  6. Système central de détection (une nouveauté cette année, on va vous décrire ça plus loin)
  7. Plan de construction (celle des logements, vous allez voir 😉 )
  8. Distributeurs d’eau unicolore (la fameuse eau pour les châteaux)
  9. Distributeurs d’eau multicolore (souvenez vous de la légende pour les aires de départ 😉 )
  10. Zones de départ de l’abeille (ça va polliniser !)
  11. « Fleurs » (oui bon … c’est de l’art contemporain … ou les fleurs du futur ?)
  12. Stations d’épuration (c’est comme les machines à laver, ça s’occupe des « tâches » de couleur, donc y a deux modèles de machines 😉 )

Voilà donc beaucoup d’informations à décortiquer patiemment.

Déjà, la compréhension de tous ces éléments vient de l’information qu’il y a 4 épreuves cette année qui rapportent directement des points :

  • « Alimenter la ville en eau potable » (d’où la présence de châteaux d’eau, de distributeurs d’eau, de stations d’épuration)
  • « Construire les immeubles » (les « briques » sont les cubes colorés disposés sur la table)
  • « Alimenter son panneau domotique » (une parenthèse ne va pas suffire, on va détailler cette nouveauté)
  • « Butiner une fleur » (vous devinez où partira l’abeille, vous avez repéré les fleurs également)

 

Commençons par la gestion de l’eau pour la ville :

Comme le rappellent ces images, on trouve un « château d’eau » à côté de sa zone de départ, matérialisé par une zone de stockage. On va devoir y stocker de l’eau disponible dans les « distributeurs d’eau », ces colonnes comportant des boules de couleur Verte ou Orange.

Si on est l’équipe Verte, alors le château d’eau devra accueillir des boules vertes (et ça fera alors des points pour chaque boule verte). Il faut donc un moyen de faire s’ouvrir les loquets des distributeurs, de récupérer et stocker les boules que vont fournir ces distributeurs, et d’envoyer au château d’eau les boules de la bonne couleur.

Si l’on souhaite gérer les boules orange, celles de l’équipe adverse, alors il va falloir les mettre à notre station d’épuration (pour espérer obtenir des points également).

On remarque alors que  les stations sont disposées de manière inversée par rapport à la disposition des camps de la table. La station de l’équipe Verte est plus proche de la zone de départ de l’équipe Orange, et vice versa.

C’est surtout pour ce détail que cette épreuve promet de la concurrence entre les deux équipes de robots sur le terrain.

Mais ce n’est pas la seule ==> la construction des immeubles pourrait amener les robots à vouloir les mêmes cubes.

 

Pas d’ambiguïté sur les lieux de construction : ce sont les zones de constructions, uniques pour chaque équipe, proches de leur aire de départ.  Chaque équipe est interdite de venir sur la zone de construction adverse.

En revanche, rien ne les empêche de récupérer les cubes nécessaires aux constructions sur les 6 zones distinguables sur la table.

Chaque zone est sensée accueillir des colonnes de cubes construites par les robots (hauteur maximum des colonnes : 5 cubes).

Et il ne s’agit pas de se contenter de prendre des cubes pour faire de simples colonnes. Les couleurs ont leur importance. Il y a un plan de construction :

Respecter ce plan rapporte plus de points. Vous êtes alors (peut-être) tentés de penser : « tout va bien si c’est juste ces trois couleurs qu’il faut respecter lors de la construction des immeubles ».

Sauf que non, il y a toutes ces dispositions possibles :

La belle mosaïque de couleurs dis donc !

 

Cela signifie donc des programmations différentes et des stratégies de déplacement différentes pour chaque disposition, avec un moyen aisée de « switcher » entre chaque disposition (car celle-ci ne sera connue qu’aux 2 minutes de préparation précédent le match).

(Bon après, il y a 2 cubes Joker mis à disposition selon les souhaits de l’équipe lors de la préparation du match. C’est un Joker parce que ça peut représenter n’importe quelle couleur. En revanche, les deux ne peuvent pas être utilisés sur une même colonne )

Ce plan de construction sera donc visible sur la plaque où sont disposés les interrupteurs pour les panneaux de domotique. Détaillons donc cette nouveauté (et oui, ceci est une transition 😉 )

Ces deux images ne montrent pas les panneaux de domotique, mais plutôt des exemple des dimensions qu’ils pourront prendre.

C’est la nouveauté : on a un espace de créativité sur le décor de la table de jeu !

Avant, on avait la funny action pour s’exprimer, désormais on peut fabriquer tout un élément du décor, alimenté en électricité (ce qui nous incite à y mettre tout effet de lumière bienvenu pour épater la galerie !).

Oui oui par contre ça signifie bien la chose suivante : pas de funny action (si on s’amuse sur ce qu’affichera le panneau, alors on saura ne pas regretter les funny action 🙂 )

Le règlement détaille les dimensions autorisées : il ne s’agirait pas de gêner l’ouverture du château d’eau, ou encore d’empiéter sur la zone de jeu. Et le panneau ne doit être alimenté qu’à la condition que l’interrupteur soit fermé par une action du robot pendant le match (le règlement indique l’interface électrique à prévoir avec l’interrupteur).

Si on ne fait que ça, on passera à côté d’une autre épreuve amusante : le butinage de fleur !

Ici, on va également s’amuser avec le décor de la table. Il nous faut créer un système capable de parcourir la rampe mise en place sur le bord de la table :

Les dimensions du système (l’abeille que l’on devra représenter) seront telles que l’objet tiendra en place en amont de la rampe. L’un des deux robots devra être en mesure de pousser le système vers le début de la rampe, pour qu’il entame sa descente vers le « ballon-fleur » pour faire exploser celui-ci.

Toutes ces épreuves apportent son lot de points. Il faut en avoir un maximum pour garantir sa victoire sur le match, et monter dans le classement pour les phases finales ! 🙂

Et pourtant (autre nouveauté), il reste une épreuve ==> la spéculation.

En effet, pendant le temps de préparation du match, on est sensé fournir une estimation des points que nos robots vont accumuler pendant le match.

Si l’estimation est juste, alors on obtient des points supplémentaires. C’est nouveau, donc à voir si on aimera ou pas le concept.

Bien entendu, comme chaque année, d’autres règles concernent les robots, leur dimension, ce que l’on a le droit et ce que l’on ne peut pas faire sans subir des pénalités ou ne pas passer les homologations.

                

On a aussi les explications sur le système central de fixation (c’est une option supplémentaire pour la disposition de balise ou autre, dans le cas du développement d’un système de localisation absolu des robots sur la table).

Désormais, dévoilons quelques détails sur nos objectifs et nos avancées (comme promis).

Bien entendu, très tôt dans le projet, nous avons pu profiter de la modélisation de la table sur Catia (l’organisation fournissait un fichier STEP, facilement interprété par Catia) :

Ainsi, notre table d’entrainement, présente dans nos locaux, est en train de se parer des éléments du thème de cette année (photo à venir dès que possible).

De plus, nous développons des sous-systèmes pour chacune des épreuves, et cela réparti sur deux robots (pour le moment nous gardons le secret pour en dire plus sur d’autres articles).

Et nous pouvons d’ores et déjà remercier nos partenaires, comme U.C.N. Gard, qui nous a déjà fourni des pièces métallique pour nos robots

Plan3

U.C.N.-Gard

De la même manière, voici des exemplaires de bobines offertes par Filimprimante3D (visibles dans tout un lot de matériel neuf à l’association)

Plan2

Filimprimante3D

Voilà, ça sera tout pour le premier article sur le sujet. Il est certes riche, mais il nous reste encore plein de choses à communiquer. Donc vivement la suite sur d’autres articles !

A.Painchault. (promo 2018)

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